
Il n'en va pas que d'un dépaysement culturel lorsque vous voyagez au Vietnam. Il en va aussi de celui des sens.
Parce que le choc est violent. Les odeurs vous prennent et ne vous lâchent pas le nez. Vous n'aurez de cesse de voir des choses qui vous étonneront partout. Sans compter le bruit, mélodieux ou pas, dont on peut difficilement se défaire.
Mais le plus surprenant demeure l'éternelle question de la nourriture. Parce que tout ce que vous pouvez voir, entendre, ou sentir, vous pourriez en avoir l'expérience d'ailleurs. Les recettes, les subtilités locales, elles, traversent difficilement les frontières.
Le meilleur exemple est le petit déjeuner. Typiquement, les Vietnamiens mangent salé au lever du corps. Une soupe « pho » par exemple. Ou encore, ce mélange de riz collant (com en vietnamien), de maïs collant, d'ail et d'oignon grillés, enveloppé dans une feuille de bambou. Viens le moment qui fait sourciller: il faut ajouter au mélange du sucre en morceaux assez grossiers. Ce n'est pas des rôties et de la confiture, mais c'est franchement bon.
Et du café, bien entendu. Précisément, du « ca phé suu da », café avec lait. C'est en fait un café filtre, avec du lait concentré délicieusement sucré, le tout servi sur glace ou non.
Le reste de la journée, vous en serez quittes avec des mélanges de salé et de sucré tout aussi dépaysants, avec notamment une salade de papaye verte marinée et de melon amer.
L'attrape, par contre, est la suivante: on ne mange jamais aussi bien que dans les petits bouis-bouis, des quasi cantines, parfois à ras le sol, parfois à côté de cuisines avec quelques tables coincées derrière, où l'intimité est de rigueur. Encore faut-il trouver le bon endroit – ce qui peut faire la différence entre être malade ou pas.
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